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L'histoire du mariage

L’histoire du mariage s’insère dans l’Histoire ; elle est un aspect majeur de l’Histoire de la société. Les réalités de la vie conjugales sont multiples et complexes : comment les liens s’établissent-ils ? Quelle stabilité ont-ils ? Qu’est-ce qu’un mariage légitime ? Pourquoi des ruptures ? Certaines situations permettent-elles le renvoi du conjoint ? Un remariage est-il possible ?…

L’histoire du mariage s’insère dans l’Histoire; elle est un aspect majeur de l’Histoire de la société.
Les réalités de la vie conjugales sont multiples et complexes :

  • Comment les liens s’établissent-ils ?
  • Quelle stabilité ont-ils ?
  • Qu’est-ce qu’un mariage légitime ?
  • Pourquoi des ruptures ?
  • Certaines situations permettent-elles le renvoi du conjoint ?
  • Un remariage est-il possible ?…

De nombreuses questions se posent et de tous temps, les hommes ont tenté d’y répondre en légiférant…
Plus de 2000 ans plus tard, non seulement nous sommes les héritiers de cette histoire dans l’Histoire mais nous sommes imprégnés et marqués par toute cette évolution.

Définition et étymologie

Le terme "mariage" a une racine latine qui vient du terme mas,maris ce qui signifie : "mâle".
D’origine masculine de par son étymologie, le mariage impliquait que la tutelle de la femme passait du père au mari.                                                                                                                                                                                       Ainsi maritareou, donner en mariage, était un acte passif, un acte par lequel s’établissait le lien mais aussi le nouvel état créé par cet acte.
Le suffixe "-age", signifie, embrassade, codage, trouvaille…

Eléments fondateurs du mariage

Deux éléments ont été, pendant des siècles, fondateurs du mariage:                                                                                                                                                  
• D’abord la création de liens entre 2 clans, 2 tribus ou 2 familles (alliance, dans tous les cas, d’intérêts sociaux, politiques ou économiques)                                                                                                                                   
• Et ensuite la préservation de l’espèce humaine par la procréation des enfants, nécessaire à la perpétuation de la lignée dans la société (continuité d’un nom et d’un bien) ;

Ainsi, chaque civilisation, suivant son histoire et sa culture, a signifié l’union entre un homme et une femme, par des rites civils et/ou religieux.

Sous l’Antiquité                                                                                                                        

Pour les civilisations mésopotamiennes (IIème millénaire avant JC), grecques, romaines et germaniques  (V et IVème siècles avant JC), se marier était un acte strictement privé qui n’engageait que les membres des deux familles des futurs époux.
Les parents choisissaient le futur conjoint de leur enfant et décidaient de son avenir.                                    L’âge de la jeune fille oscillait entre 12 et 14 ans, celui du garçon, entre 16 et 18 ans, dans tous les cas, pas avant la puberté.
Il s’agissait d’associer deux familles de classes sociales équivalentes et de peser les avantages matériels de l’union, la dot étant l’élément essentiel du contrat qui sera signé avant les noces.
Les mariages consanguins étaient admis et courants mais l’inceste était réprouvé.
L’attirance sentimentale ou physique entre les 2 époux n’entrait pas en ligne de compte.

Le mariage se faisait par étapes successives : il résultait d’actes multiples échelonnés dans le temps.

On en distinguera principalement 2, particulièrement importants:                                                      
- La remise de la « tirhatu », sorte de « prix » nuptial que le futur mari remet au père de la jeune fille ;
- Et, parfois longtemps après, la « remise » de la femme à sa nouvelle famille.


Ce dernier acte, constitué de rites, était centré, lors des cérémonies nuptiales, autour de la jeune fille et comportait 3 étapes :
• La rupture avec sa famille d’origine (abandon du statut de vierge, bain de purification…)
• Le transfert ou passage de la maison de son père à celle de son mari (protection des divinités pour préparer un avenir heureux, banquet qui réunit les 2 familles, réjouissances)
• L’entrée dans la nouvelle famille (arrivée dans la demeure du mari, vœux de fécondité, première nuit dans la chambre nuptiale, passage à la vie adulte).

Sous l'empire romain

La dimension publique du mariage est apparue lorsque la société a voulu solenniser cet acte par la présence de témoins investis d’un pouvoir civil ou religieux.
On trouve la première forme de mariage public sous l'Empire Romain pour légaliser par le droit, une habitude qui consistait à enlever de manière plus ou moins brutale la femme désirée: le mariage devient alors « de fait » ou mariage per usum, après un an de cohabitation, cette union étant considérée comme valide.
Le droit romain réduit la formation du lien du mariage en un seul acte, simple et bref.
Consensuel, il nécessite l’accord des deux partenaires : c’est le consentement qui fait le mariage, pas l’union sexuelle.
Malgré tout, le consentement des époux à leur mariage entre en opposition avec une autre règle fondamentale du droit romain qui est l’autorité presque absolue du père : en vertu de sa puissance paternelle et quel que soit l’âge des futurs époux, c’est de sa volonté que dépend le mariage.
De fait, les pressions paternelles sont tolérées.
Le consentement des 2 époux se fait souvent par obéissance et donc, il est formel.

Plus tard, à l’engagement concernant les relations entre époux, s’ajoute le souhait d’avoir des enfants.
Cela répond à l’opinion commune qui considérait que l’une des finalités du mariage était d’assurer la descendance, la continuité de la famille dans la ligne paternelle.
Mariée, la femme romaine jouit, sous l’empire, d’une grande indépendance et dispose de ses biens car le régime dotal romain est un régime de « séparation de biens ».
Le devoir de fidélité s’impose aux 2 époux mais l’adultère n’est sanctionné qu’à l’encontre de la femme.
En effet, dans cette société façonnée par et pour les hommes, la faute est considérée plus grande chez la femme dans la mesure où il y a risque d’introduire dans la famille un sang étranger, alors que pour l’homme, l’adultère est plus difficile à prouver.
Le mot « répudiation » est employé lorsqu’il s’agit du renvoi de l’épouse ;
Le mot « divorce » est employé lorsque le consentement n’existe plus : il y a volonté de mettre un terme à l’union ; volontés concordantes des 2 époux ou volonté d’un seul, contre laquelle l’autre est sans recours.
Répudiation et divorce n’exigent aucune intervention de l’autorité publique.
La liberté du divorce est totale et admise jusqu’au IVème siècle.

Seuls les citoyens romains (ou grecs) peuvent prétendre au mariage,
Les autres : étrangers, hommes libres ou affranchis ne peuvent légaliser leur union avec une femme de leur classe, et même avec une citoyenne romaine (ou grecque).
Les couples d'esclaves quant à eux, ont tout juste droit à la "camaraderie de tente"...
Le concubinage est de ce fait la forme la plus répandue d'union.

Avec l'avènement du christianisme le mariage évolue car, en instaurant l'égalité des enfants de Dieu, le christianisme rejette les différences sociales, les différences de races, et en cela, s’oppose aux lois romaines.
L’Eglise des premiers siècles avait accepté pour l’essentiel, la notion juridique du mariage romain qui reposait sur le consensualisme, mais elle rejetait les rites nuptiaux qui faisaient appel aux croyances païennes (ce qui n'a pas empêché que certains nous aient été transmis comme l'alliance et le voile).
De même, pour l’Eglise, le mariage est l’engagement libre des deux époux : elle s’oppose ainsi au consentement d’autorité qui conduisait le père à marier ses enfants contre leur gré.
Cependant, elle ne légifère que très peu en ce domaine car c’est dans le monde romain que vivent les premiers chrétiens, guidés par une morale nouvelle et le droit de Rome, vécu par le plus grand nombre, l’emporte.

A partir du IVème siècle

Le christianisme commence à influencer l'institution du mariage.
La lignée des empereurs chrétiens commence avec l’empereur Constantin, et la liberté d’expression du christianisme est autorisée. Il devient à ce moment-là religion d’état.
Saint Augustin (fin IV, début Vème siècle) définit une conception du mariage qui influence toujours la vision de l'Église catholique.
Il résume en trois biens la réflexion des premiers Pères de l'Église sur le mariage :
• le proles (la descendance, ou génération),
• le fides (la fidélité, ou assistance mutuelle), et
• le sacramentum (mystère de l’union des époux, signe de l’unité de la chair et comparée à l’union du Christ avec son Eglise).
Parallèlement, des orientations, des règles, seront esquissées à propos du mariage.
Définies au départ pour des situations très particulières de couple et même pour des comportements de déviance, ces règles prendront rapidement valeur générale.
Citons quelques situations : « empêchements » au mariage (parenté, défaut d’âge, impuissance du mari, vœu religieux,…), causes de répudiation ou de renvoi de l’épouse, adultère d’un des 2 époux, remariage, veuvage, ruptures non volontaires (captivité, condamnations…)…etc.
 

Durant le Moyen-Age (du Vème au XVIème siècle)

Si l’Eglise des Vème, VIème et VIIème siècle s’affirme de plus en plus et occupe une place prépondérante dans la société, il n’en reste pas moins que l’évolution des mœurs pour les questions maritales est, elle, beaucoup plus lente.

En effet, conséquence des invasions barbares, l’établissement de populations germaniques, wisigoths, apporte de nouvelles conceptions du mariage, de nouvelles coutumes qui, loin de s’intégrer dans le système romain ont contribué à freiner son évolution.
La période mérovingienne a été marquée par beaucoup de désordres en ce domaine.

Au VIIIème siècle, l’Eglise, par le sacre de Pépin le Bref puis de Charlemagne, confirme l’avènement au pouvoir des carolingiens. Ainsi, est scellée l’alliance entre l’Eglise et la nouvelle monarchie.
L’époque carolingienne est marquée par un essor de la législation et de nombreux traités de morale pratique sont rédigés par des hommes d’Eglise.
Mais prudente, l’Eglise tient compte des mœurs et traditions des populations qu’elle s’efforce de moraliser.
Elle reconnait la légitimité de la législation séculière élaborée dans des assemblées de « Grands » où l’épiscopat est présent et fort influent.
Malgré tout, la société reste dominée par la violence et la morale est souvent bafouée.

A partir du XIème siècle, l’Eglise règne en maître sur l’institution matrimoniale, elle est la seule à régir le mariage sous la double compétence législative et juridique.
Par cela, elle contrôle la vie des couples et dispose d’un moyen efficace pour assurer l’application de sa législation : elle est moins laxiste, condamne l'inceste et interdit les mariages entre consanguins, si fréquents dans les familles aristocratiques, qui ne veulent pas émietter leurs pouvoirs et leurs terres.

Le consentement matrimonial s’insère dans des cérémonies solennelles qui soulignent ainsi son importance et en assurent la publicité.
Ceci, pour le distinguer d’un concubinat, pour éviter la bigamie, pour établir la légitimité des enfants, pour contrôler les ruptures abusives mais aussi pour lutter contre la pratique du « rapt » (mariage formé à l’insu ou contre la volonté de la famille de la femme, ou de la femme elle-même).
Ainsi, la publication du mariage, " les bans ", devient obligatoire pour que l’union soit valable: leur vocation est de faire connaître le mariage à tous, afin que toute personne soit à même de s'y opposer, en démontrant d'éventuels empêchements.
Mais jusqu’au XVIème siècle, ce vœu ne sera pas générateur d’une obligation juridique et beaucoup de mariages seront célébrés dans le secret.
En 1215, le concile de Latran permet à l’Eglise de réduire les mariages clandestins ou arrangés.
Le mariage devient un « sacrement » dans les faits : le "donner en mariage" évolue en "action de se marier" avec le consentement réciproque des époux : union de 2 personnes de sexes opposés qui se donnent l’une à l’autre, don exclusif et total, signe visible de l’amour infini de Dieu pour les hommes.
De ce fait, il est tenu pour indissoluble c’est-à-dire qu’une fois le consentement établi, il échappe à la volonté des conjoints qui, dès lors, ne peuvent plus le faire cesser, excepté par le décès d’un des conjoints.

Si les règles ne sont pas respectées, le mariage est nul.


Durant cette période, certains moralistes témoignent souvent de quelque réserve, voire d’une certaine méfiance à l’égard des relations sexuelles. Car elles leur semblent obéir aux plus bas instincts de l’être humain.
Ils les admettent donc dans la vie conjugale mais les condamnent sévèrement en dehors de celle-ci, prêchant aux époux la modération…
Si celles-ci ne font pas problème lorsqu’elles ont pour finalité la procréation, il en va différemment lorsqu’il s’agit de satisfaire un désir ou d’y prendre plaisir.
Une morale émerge : si le mariage est un bien, la virginité lui est supérieure. Le célibat, la chasteté, la virginité sont placés « au-dessus »…
De sorte que petit à petit, s’affirme l’idée selon laquelle la femme incite au péché.
L’amour n’est pas le référent en matière de mariage.

Souhaités par l’Eglise et les fidèles, les rites religieux connaissent une grande variété de formes, les usages variant suivant les régions.
Le premier rituel connu date du XIème siècle. Il mentionne des prières récitées par le prêtre dans la maison des époux, avec bénédiction de l’anneau, des cadeaux, de la chambre et du lit. Il fait état également d’une messe.
Plus tard, au XIIIème siècle, il sera fait mention d’une bénédiction des anneaux devant l’église où le prêtre est témoin de l’échange des consentements, puis bénédiction des époux à l’église et finalement bénédiction de la chambre nuptiale.
Le mariage comporte aussi une remise de la femme par ses parents au prêtre, qui, à son tour la confie au mari.

Rien de strict, d’imposé, de légal…La valeur des rites est essentiellement religieuse ; ils ne sont pas condition de validité du mariage.
Pour garder trace de l’accord des conjoints, le notaire vaut autant que le curé. Ceux-ci consignent l’acte dans un écrit.

A l'Epoque Moderne

le roi Soleil encourage les unions lucratives par sa réforme fiscale, entre une aristocratie appauvrie (rappelons que les nobles n'avaient pas le droit de travailler) qui cherche à redorer son blason et une frange roturière de la population enrichie par le commerce, par des charges de hauts fonctionnaires... 
 

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