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Découvrir Dieu au coeur de l'homme

Un coeur ne peut se révéler qu'à un coeur ... et une Personne ne peut manifester son secret qu'à une personne ... Dieu : humble Présence.

Textes de Maurice Zundel - Courts extraits


L'admirable dignité de l'homme


On imagine volontiers les croyants comme de pauvres gens qui ont peur et s'en remettent à une puissance indiscutable pour boucher les trous de leur impuissance ! On voit Dieu comme le bouche-trou de tout ce qu'on ne sait pas et de tout ce qu'on ne peut pas. Alors cela donne un Dieu rabougri, un Dieu, et un homme aussi, finalement bien méprisables.
Il faut que nous prenions conscience de notre admirable dignité. Dieu n'a pas le goût de cette prétendue soumission d'esclaves à laquelle seraient astreints les chrétiens! Il attend notre confiance d'amis, II veut faire de nous des collaborateurs d'un monde qui ne peut pas s'achever sans nous !
L'Évangile nous fait connaître le Cœur de notre Dieu qui ne veut pas faire de nous ses serviteurs, mais bien ses amis, ceux qu'il aime infiniment.

 

Dieu, un mythe absurde ?

Il est évident que parler de Dieu aujourd'hui dans le langage des premiers siècles, ou en parler aux hommes d'aujourd'hui dans le langage d’il y a seulement quelques décennies, c'est se condamner immédiatement à n'être pas compris, et c'est faire courir à Dieu le péril d'apparaître comme un mythe à reléguer au musée des antiquités.
Dès qu'on parle de Dieu sans Le vivre, on Le trahit, on en fait une idole, un mythe absurde et abject, on en fait une limite et une menace, et on devient athée !
Et le pire des athéismes, c'est justement de parler de Dieu sans vivre de Dieu ! Comme si nous pouvions parler de l'amour sans aimer ! Que mettrez-vous dans l'amour si vous en parlez sans aimer ?
 

La seule tache spécifiquement humaine, c'est de se faire Homme

II est vain de s'étonner, et plus encore de s'indigner, des conséquences qui résultent nécessairement d'une existence tronquée (comme l'est nécessairement celle de l'homme incapable de se dépasser), d'une existence livrée par là même à toutes les contradictions !
La seule chose qui puisse avoir un sens pour nous, c'est de reconnaître que la seule tâche spécifiquement humaine, c'est de se faire homme, c'est de reconnaître que tous nos problèmes confluent dans cet unique problème dont Shakespeare nous donne la meilleure formule quand il dit : « Être ou ne pas être, toute la question est là. »
Nous avons une mission à remplir, immense, urgente et magnifique, qui est d'entrer à fond dans ce respect de l'Homme et de l'Univers en apprenant nous-mêmes à nous dépasser.
L'âme n'a de sens, et Dieu n'est vivant, que pour un être qui est ouvert, qui est devenu transparent et n'a cessé de vouloir se dépasser.
C'est dans ce dépassement, constamment poursuivi et incessamment recommencé, que nous rendrons témoignage à Dieu, à l'esprit et à la liberté. Si vraiment nous réalisons toute la taille de l'Homme en nous, si nous existons en plénitude, en forme de générosité et d'amour, ce témoignage sera irrécusable. Et l'on verra en nous cette merveilleuse révélation de l'Homme dont la vocation est justement de dépasser sa nature.
 

Un langage tout neuf est nécessaire

Aujourd'hui plus que jamais Dieu peut être le rassemblement de tous les hommes, la guérison de toutes leurs blessures et l'unité de toutes leurs différences. Et il s'agit de Le révéler en nous et par nous car, si on ne Le voit pas (en nous et par nous), s'il n'est pas une Présence sensible, alors l'homme restera seul avec ses angoisses, ses égoïsmes, avec sa biologie individuelle ou collective, seul avec tous ses fanatismes qui tuent l'autre et soi-même.
Il faudrait réinventer un langage tout neuf pour nous introduire immédiatement dans l'éternelle nouveauté de l'Évangile.
 

II faut se faire homme pour rencontrer le seul vrai Dieu

Mettre Dieu dans le préfabriqué, mêler Dieu avec tout cet univers embryonnaire et encore sous-humain (qui est derrière nous), c'est faire de Dieu une caricature impensable et inacceptable. Nous saurons qui est Dieu seulement quand nous nous serons faits nous-mêmes. Nous saurons qui est Dieu quand nous serons devenus un espace de lumière et d'amour où II pourra se répandre. Tous les problèmes changeront alors essentiellement d'aspect, parce que c'est nous-mêmes qu'ils mettront en question.
C'est quand nous nous serons faits homme, c'est dans la mesure où nous serons devenus homme, dans la mesure où nous aurons réalisé la dignité de notre personne et où nous serons vraiment source et origine, dans la mesure où nous triompherons du préfabriqué en nous en le transfigurant, c'est dans cette mesure aussi que nous rencontrerons (et pourrons rencontrer) le seul vrai Dieu, le Dieu Vivant, le Dieu Esprit qui ne peut se révéler que dans cet espace de lumière et d'amour illimité que nous serons devenus.
 

Notre vie doit jaillir d'un choix libre

Que toute notre vie jaillisse d'un choix libre !
Être un homme, cela veut dire refuser de subir quoi que ce soit qui n'ait d'abord été pesé, éprouvé et rendu à la fois infini et transparent. Dès que nous subissons, nous devenons des choses !
Pour être des personnes, il faut que notre être, notre existence, notre organisme, notre vie tout entière jaillisse d'un choix entièrement libre, ce qui ne peut s'accomplir, bien évidemment, qu'en faisant de tout nous-mêmes une offrande à la Lumière qui demeure en nous et qui est la Présence infinie.
Nous avons à surgir, aujourd'hui, comme des êtres tout neufs et à donner au monde par la création de nous-mêmes sa véritable signification. Nous lui ajouterons ce qui ne peut exister sans nous, en faisant de nous le Corps de Dieu, et en permettant au Dieu Vivant de Se réaliser et de Se révéler à travers notre visage.
 

Notre origine proprement humaine et notre vraie vie sont en avant de nous

Notre humanité se situe devant nous. Notre origine humaine est devant nous et non pas derrière nous ! L'Homme véritable est en avant de nous et non pas derrière nous.
Derrière nous, il y a nos origines animales; devant nous, il y a nos origines humaines. Et ce partage est capital, car on ne peut rien comprendre à l'homme si l'on cherche l'homme dans ses origines animales et dans son « préfabriqué » (qu'il a reçu à sa naissance), dans ce qui est déjà fait et s'impose à nous, dans ce que nous ne tenons aucunement de nous.
Notre vraie vie est en avant de nous. Notre véritable origine dépend du choix que nous allons accomplir. C'est à nous de nous faire, de nous créer dans notre dimension humaine. C'est à nous d'inscrire dans l'Histoire quelque chose qui ne peut exister sans nous, quelque chose que nous accomplirons en nous transformant radicalement dans cette nouvelle naissance dont Jésus parle à Nicodème comme de quelque chose de tout à fait essentiel. L'Histoire humaine commence avec notre initiative créatrice.
 

 L'Évangile se place sous le signe de la grandeur

II ne faut jamais envisager le christianisme sous un angle de rapetissement. Il n'y est jamais question de limiter nos ambitions à quelque chose de dérisoire, au contraire !
Ce qui nous est demandé, c'est de ne jamais vouloir moins que l'Infini, le véritable Infini.
Mais ce véritable Infini n'est tel que par ce don et cette offrande (vécu en Dieu et par Dieu) qui font de Son Cœur un brasier ardent. Ce véritable Infini est au Cœur de Dieu la flamme éternelle de la Charité infinie.
Le Christ nous délivre de toute humiliation, de toutes ces hiérarchies où il y a un « en haut » et un « en bas », où il y a des maîtres et des sujets.
Il nous en délivre non pas en nous poussant à la révolte, mais en nous faisant comprendre que la vraie grandeur est toujours dans la ligne de l'existence (dans la ligne de l'être, et non du paraître). Il veut nous faire comprendre que celui-là agit d'une manière souveraine dont la présence suffit pour créer de la lumière et apporter de la joie, pour être source de fraternité et de paix.
L'Évangile n'est aucunement une sorte de consolation donnée à une humanité faible et pleurnicharde, l'Évangile se place sous le signe de la grandeur. Il nous appelle à une action magnifique, immense et discrète en même temps, et à une action silencieuse. Cette action, c'est nous-mêmes, engagés dans cet amour nuptial où Dieu nous appelle en sollicitant éternellement notre oui qui doit fermer l'anneau d'or des fiançailles éternelles.
 

Maurice Zundel

Né à Neuchâtel en 1897, Maurice Zundel est ordonné prêtre en 1919. Il passe quelques années à Rome pour y obtenir un doctorat en théologie. Il s'initie aux recherches de la science, de la littérature et des arts. Il mène ensuite une vie itinérante de conférencier qui le conduit de Suisse en France, en Israël, en Égypte et au Liban. Paul VI invite Maurice Zundel à prêcher la retraite au Vatican en 1972.
Ecrivain, poète, mystique et conférencier, Maurice Zundel a publié une trentaine de livres. Il meurt à Ouchy (Lausanne) en 1975.

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